Commencer une entreprise avec peu en Afrique – 10 modèles à suivre

Trouver le capital de départ est, dit-on, la principale raison pourquoi de nombreux africains n’ont jamais démarré d’entreprise. Cependant, on voit de plus en plus de jeunes africains qui réussissent leurs entreprises à partir de rien. Voici 10 de ces nombreux jeunes qui prouvent que commencer une entreprise avec peu en Afrique est possible.

Éric Kinoti

Kenyan de 30 ans et fondateur de Shades System East Africa; une entreprise qui fabrique des tentes militaires et qui  aujourd’hui réalise dans l’ordre de $1 millions de ventes annuelles.

Cité par Forbes comme l’un des entrepreneurs africains de moins de 31 ans les plus prometteurs, Eric a démarré son entreprise avec $670.

Il commença son aventure entrepreneuriale comme livreur des œufs et devait parcourir le Kenya a la recherche d’œufs pour ses clients. Ensuite Éric s’engagea dans la livraison de produits laitiers. Ainsi, quand bien même, il était employé dans une banque, il devait livrer ses produits tôt le matin avant de se rendre au travail.

Puis, un jour, il réalisa la demande en tentes. Éric n’hésita pas à tomber sur l’opportunité et finit par créer Shades System East Africa.

Christian Ngan

Camerounais de 30 ans. Après ses études en finances en France, il est employé par deux firmes financières. Mais, bien vite, il rentre au Cameroun pour monter Madlyn Cazalis, une entreprise qui fabrique des produits cosmétiques.

Deux ans après, le jeune Camerounais est listé sur Forbes parmi les jeunes africains de moins de 31 ans les plus prometteurs. Madlyn Cazalis a été lancé avec un Capital initial de 3000 dollars.

Patrick Ngowi

A l’âge de 22 ans, Patrick fonde Helvic Solar Contractors avec un capital de depart de $1800, un prêt de sa mère. Huit ans plus tard, la compagnie dont il est PDG génère $15,000,000 en revenus annuels.

L’entrepreneuriat est une passion pour Patrick qui commença son premier business à l’âge de 15 ans. Ainsi, après ses études secondaires, il s’inscrit dans un programme universitaire en Chine. Mais pas pour longtemps. En effet, avant même de terminer avec ses études il rentra en Tanzanie pour monter Helvic, une entreprise d’électricité solaire.

Patrick est  l’une des plus grandes figures de sa génération à démontrer la possiblitié de commencer une entreprise avec peu en Afrique et réussir.

Arthur Zang

Camerounais de 27 ans et fondateur de Himore Médical.

Etudiant, Arthur est touché par l’ampleur des maladies cardio-vasculaires au Cameroun. Il décide donc d’en proposer une solution. Toutes ses recherches aboutissent à la création d’une tablette tactile pour examens cardiaques. Malheureusement, il est  confronté au probleme de finance et de manque de connaissances pour monter un appareil.

Il participe alors à un concours de Microsoft qui lui fait gagner du matériel pour la rédaction des programmes et le OS pour son projet de tablette. Ensuite il s’enferme 7 mois à apprendre en autodidacte, sur le net, comment monter une tablette. Enfin, Il emprunte $1300 de sa mère pour lancer son prototype.

La CardioPad fait un écho au point où le président Biya lui fait un chèque de 20.000.000 CFA pour approfondir ses recherches. Arthur participe aussi à la compétition et gagne $55,000 lui permettant ainsi de produire 100 tablettes. En 2014, Arthur est listé sur Forbes comme l’un des meilleurs entrepreneurs africains de moins de 30 ans.

Andrew Mupuya

Ougandais et 22 ans et fondateur de YELI, une entreprise de production de sacs en papiers. Andrew a commencé cette entreprise à l’âge de 16 ans, réalisant une opportunité dans une loi gouvernementale interdisant l’usage des sachets.

YELI est une entreprise au capital de départ de $18 que Andrew obtint en ramassant des bouteilles en plastique dans les rues de Kampala. Aujourd’hui, YELI fournit des sacs de papiers à des centaines de clients fidèles et envisage erradiquer les déchets de Kampala. Andrew était vainqueur de $30,000 du prix Anzisha en 2012, $1000 du gouvernement ougandais et le prix FERD.

Olumide Adeleye

Nigérian et fondateur de Twim Academy, une entreprise nigériane qui offre des enseignements informatiques. Mais aussi la photographie et la prise et le traitement d’images vidéos. C’est aussi une compagnie audiovisuelle qui a réalisé un grand nombre de documentaires, films et clips vidéos nigérians.

Aujourd’hui, Twin Academy génére environ$1.000.000 de revenus annuels. Mais le chemin n’a pas été facile. L’entreprise fut fondée par un Olumide alors qu’il venait de satisfaire à son bac et de s’inscrire dans une université. Parce que son université manquait de programme informatique, il décida de démarrer un programme dans ce sens.

Ainsi, grâce aux connaissances acquises en autodidacte cette entreprise fut lancée avec $10 comme capital initial. Il emprunta trois vieux ordinateurs et fit une demande de salle gratuite dans la communauté.

C’était un début difficile, principalement parce que n’obtenant pas d’inscriptions. Il dût donc prendre la parole à l’église, présenter et promouvoir son projet.

Danson Muchemi

C’est l’histoire d’un jeune kenyan qui, à 25 ans, a mis au point une plateforme de payement en ligne, le JamboPay. Poursuivant son rêve d’entrepreneur, Danson avait réalisé les difficultés a faire des courses en ligne par manque de méthodes de payement.

Il décida alors d’en mettre en place une. C’est ainsi qu’il devint un abonné d’un cybercafé où il louait un PC pour $51 pendant 6 mois. D’abord, il se concentra à se former et perfectionner ses connaissances en programmation. Ainsi, il passait le temps à suivre des vidéos, lire des documents, étudier des processus. Ensuite, après s’être armé de ces connaissances, il créea la plateforme JamboPay; puis enfin, sa compagnie ITWeb Africa Kenya.

La plateforme qui réunit plus de 1700 commerçants est l’outil de prédilection des courses en ligne en Afrique de l’Est. Ce projet a valu à Danson 2 prix d’entrepreneur africain.

James Panaito

Kenyan de 30 ans, James est l’homme qui est devenu millionnaire seulement grâce à ses efforts; qui a créé plus d’une cinquantaine d’entreprises qui ont presque toutes failli; Et qui abandonna l’université par soif de l’entrepreneuriat.

Sa réussite commence en empruntant $465 estimés comme capital de départ de sa mère qui elle en emprunta de sa banque.

Son projet était de bâtir des sites web à vendre. N’ayant pas de connaissances à ce sujet, il utilisa les sous empruntés pour se procurer un pc et s’inscrire à des cours de programmation en ligne. Il suivait des vidéos sur Youtube et participait aux forums en ligne. Au bout de deux mois, il conçût ses 10 premiers sites qu’ilvendîs à $5,800. C’était le début d’une longue série de contrats.

Puis d’investir dans sa passion, la photographie et de recruter du personnel. Adepte de la diversité, il investit plus tard  dans la mode et l’éducation…

Alain Nteff

Camerounais de 23 ans, grand laureat de Du Prix Anzisha en 2014, un prix qui lui a ouvert les portes du succes. Le projet qui a valu à Alain Nteff le premier prix Anzisha et sa notoriété est son application téléphonique, Giftedmom.

Giftedmom envoie des alarmes aux femmes en ceinte et mères camerounaises pour leur rappeler de leurs rendez-vous médicaux; un projet réalisé uniquement grace aux competences et sans capital de départ.

Juste quelques temps après avoir été connu du monde aux awards de Anzisha en septembre 2014, Alain est invité aux grandes rencontres d’affaires au monde; la plus grande étant sa participation, en tant que le plus jeune au forum  économique mondial de Davos. Les forums économiques mondiaux sont des événements où prennent part les figures les plus influentes de ce monde.

Ludwick Marishane

Agé de 17 ans, Marishané est inspiré par un collègue de lycée qui n’aimait pas se baigner. Le jeune homme sud-africain décide alors de trouver une solution pour ce genre de personnes.

Sa solution était de trouver un produit qui remplacerait le bain. Il commença à faire des recherches sur le net sur les produits de beauté et leur formule. Ensuite il réussit à mettre au point une formule qui marcherait avec ses objectifs.

Dépourvu des moyens, il participe à une compétition de business plan qu’il remporte et utilise les fonds pour développer son produit. Les premiers tests sont des échecs et il décide de contracter un partenariat avec un chimiste en hygiène de la peau. Les deux finissent par mettre au point le produit définitif, le DryBath et l’entreprise Headboy Industries.

Le Drybath est aujourd’hui vendu à des quantités industrielles, faisant de Marishane l’un des jeunes africains les plus prometteurs pour 2014 et 2015.

Mot de fin pour commencer une entreprise avec peu en Afrique

Il est vrai que commencer une entreprise sans argent, ou avec peu est presqu’impossible; Et que, même obtenir le minimum pour commencer est un casse-tête. Cependant, rien n’est impossible, et partout sur le continent, les entrepreneurs sont confrontés au problème de financement. Mais vous ne devriez pas désespérer. Parce qu’il a été plusieurs fois prouver que l’on peut commencer une entreprise avec peu en Afrique; et réussir.

Au contraire, comme les entrepreneurs dans cet article, nous devrions persévérer qui est leur trait commun. Ils sont aussi opportunistes, prêts au sacrifice de leur temps et dédiés à apprendre de nouvelles choses; bénéficient de la confiance de leurs parents qui souvent les ont aidés financièrement à marquer leurs premiers pas. Ils sont déterminés avec un bon sens des affaires qui est d’avoir une culture entrepreneuriale.

Autant de qualités à adopter pour espérer réussir dans les affaires…

Et vous, que vous retient-il à démarrer votre entreprise? Discutons-en en commentaire ou bien en remplissant notre formulaire.

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4 réflexions sur “Commencer une entreprise avec peu en Afrique – 10 modèles à suivre”

  1. mbemba ebed

    J’ai admire tout les effort fourni par des jeune africain. Je suis en route pour faire moi aussi mon premier pas sur la création d’une entreprise en construction métallique.

    1. Patrick Aymar Ngoubili

      Vous pouvez emmener ce projet à vie avec de la créativité, la flexibilité, l’apprentissage et le travail acharné. Ce ne sera pas facile, mais inspirez-vous de ces jeunes africains qui sont passés par là . Le plus difficile est de commencer. Une fois que vous créez votre entreprise, si l’idée est originale, vous serez surpris de bien de choses. .

    1. Patrick Aymar Ngoubili

      Mon seul conseil est de bien vous preparer suffisamment. Mais pas trop longtemps. Le temps tue les projets. Trouvez un problème crucial dans votre communauté et réfléchissez à une solution innovante. Si vous êtes capable de le faire, vous y arriverez.

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