Conseils d’entrepreneurs africains: James Panaito

Nos conseils d’entrepreneurs africains, cette semaine, sont ceux du serial entrepreneur kenyan, James Panaito. Ce sont les conseils de l’homme qui, dès son très jeune âge, savait trouver des idées pour régler les problèmes autour de lui; qui ne rêvait pas seulement de gagner un jour beaucoup d’argent, mais surtout de se bâtir un empire. Un rêve qui s’accomplit petit à petit, car du haut de ses 30 ans, le jeune millionnaire en dollars préside et dirige plusieurs entreprises fructueuses parmi lesquelles la célèbre Webmasters Africa et Snap Harvest. La première est une entreprise de consultation et développement de logiciels et qui a des contrats avec une quinzaine de gouvernements à travers le monde dont le Kenya, le Rwanda, Kosovo, l’Iran, l’Irak, le Sénégal, le Lesotho, ainsi que des organisations internationales comme la banque mondiale. La deuxième est un studio de production et de photographie, le meilleur de tout le Kenya. James Panaito investit aussi dans l’immobilier, la mode et l’éducation.

L’idée d’affaires de James Panaito

« Je n’ai pas eu une idée d’affaires, mais plutôt des idées d’affaires pour l’Afrique. Avant mon premier succès, j’avais déjà lancé 50 projets qui ont tous échoué (ndlr). Je puise mes idées des problèmes autour de moi et de l’envie d’en proposer des solutions. J’ai beaucoup d’idées, mais je ne peux pas les réaliser toutes. J’ai aussi beaucoup d’idées en attente d’exécution. Je réalise qu’à force d’attendre, certaines de mes idées sont exploitées par d’autres personnes. Je compte former un groupe d’individus qui pourront exécuter certaines de ces idées. Mon idée de Webmasters Africa est née de ma passion pour l’ordinateur. Je suis tombé amoureux de cet outil la première fois que je l’ai vu et j’ai réalisé qu’il y a tant de choses qu’on peut faire avec. Pour mon studio de production, c’est ma passion pour la photo qui est la source de l’idée d’affaires ».

Les difficultés rencontrées par James Panaito

« J’ai commencé à partir de zéro. Je dormais à même le sol dans une maison métallique dans un bidonville de Nairobi. Je parcourais des rues à la recherche d’emploi. J’ai passé quelques nuits au parking Uhuru en cogitant mes idées d’affaires. Alors, ça n’a pas été facile. Mes grandes difficultés dans le passé ont été liées au manque de compétences. La plupart de mes projets ont échoué à cause d’incompétences dans les secteurs ou je m’aventurais. Mais je vois tout ceci différemment, car ces échecs m’ont vraiment forgé. J’ai appris à commencer à partir de rien. Si vous m’emmenez en Afrique du Sud, je m’en sortirai. Si vous m’emmenez au Soudan, je m’en sortirai. Ce que j’ai appris ne peut pas être enseigné dans aucune école, car je l’ai acquis d’une expérience vivante. Mon plus grand défi aujourd’hui est l’accès aux bons talents. Quelque fois j’ai envie de me cloner. J’ai des concepts d’affaires qui n’ont jamais été testés ailleurs. Mais il n’est pas facile de trouver des gens compétents qui assimilent votre vision. C’est ma plus grande difficulté de tout temps ».

Conseils de James Panaito aux jeunes entrepreneurs africains

«J’ai plusieurs conseils pour les jeunes entrepreneurs africains: Restez, fréquentez et associez-vous aux gens qui peuvent vous rendre meilleur, ceux qui vous inspirent et reconnaissent vos qualités. Ne vous déconcentrez pas car la compétition devient de plus en plus rude. Soyez le meilleur dans ce que vous faites. On n’a pas besoin de tout pour commencer en affaires. On a juste besoin de ce que l’on dispose; le reste viendra des gens autour de vous ».

« Ne prenez pas vos échecs en mal. Consommez-les modérément en tirant toutes les leçons. C’est exactement ce que j’ai fait. Ne vous en découragez pas. Moi, j’en ai eu 50, les échecs. Si je n’avais pas été tenace, je ne serais pas où je suis aujourd’hui ».

« Quand vous avez une idée, agissez! Moi par exemple, quand j’ai eu l’idée de Webmasters Africa, je savais qu’il me fallait un ordinateur et des connaissances. J’ai tout de suite sauté sur l’opportunité. J’ai décidé de quitter l’université, emprunté de ma mère, $465 que j’ai investi pour l’achat d’un ordinateur et prendre des cours de programmation en ligne… N’attendez pas, car il y a toujours quelqu’un en dehors de vous qui pense à la même chose. Apprenez constamment pour assimiler et maîtriser votre secteur d’activités. C’est par incompétence due au manque de connaissance que j’ai échoué dans environ 50 projets avant… »

« Ayez des plans pour vendre vos produits ou services. Si vous ne vendez pas, ne vous considérez pas homme ou femme d’affaires. Dans mon cas, j’ai procédé par informer les gens de mes services à travers des prospectus. En moins d’une semaine j’avais mon premier client. En un mois, j’en avais 10, soit 5.800 dollars. Une autre stratégie était d’offrir un service gratuit au ministère kenyan des affaires étrangères. C’est ainsi que j’ai commencé à avoir des contrats payants du gouvernement Kenyan à tous les niveaux ».

« Il y a une forte demande en Afrique. Le taux de chômage ne devrait pas dépasser les 10% dans aucun pays africain. Il y a tant de rues à nettoyer, de pelouse à entretenir, et une forte demande dans l’industrie de la musique et de la mode… À nous de saisir les opportunités ».

Si  tu veux réussir et être riche, observe, écoute les gens riches et fais comme eux. C’est dans cet objectif que nous publions des propos recueillis des entrepreneurs fructueux africains. C’etaient les conseils de James Panaito. Pour d’autres secrets, rendez-vous sur notre rubrique, conseils d’entrepreneurs africains.

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