Une génération extraordinaire d’entrepreneurs africains

Chaque jour, de nouveaux entrepreneurs, de tous âges,  voient le jour en Afrique. Révoltés des problèmes autour d’eux, inspirés par la situation d’un ami ou par leur propre expérience, on rencontre de plus en plus des entrepreneurs encore plus jeunes qui apportent des solutions extraordinaires, innovantes, surprenantes aux problèmes de l’Afrique, et quelques fois sans même un capital. Leurs solutions : une passion a quelque chose, une compétence acquise en famille ou à l’école, des recherches sur le net, etc. Leur réussite : la détermination à régler un problème.

Après de longues semaines d’études et d’enquêtes, Forbes a finalement publié la liste des 30 jeunes africains les plus promettant de l’année de 2015. Allons dans cet article à la rencontre des 11 plus jeunes de moins de 25 ans. Ils ont tous gagne pas moins de deux awards sur le continenent ou au niveau international.

Mubarack Muyika, 20 ans, fondateur de Zagace Limited (Kenya)

Orphelin à l’âge de 10 ans, Mubarack fut un excellent étudiant. Il rejeta une bourse d’études de l’université d’Harvard pour selancer dans les affaires. A 16 ans, il monte un hébergeur de site internet qu’il revend plus tard. Aujourd’hui, il gère Zagace, un logiciel de gestion d’entreprise, qui leur permet de gérer les stocks, la comptabilité, la paie, le marketing et bien d’autres aspects de l’entreprise.

Alain Nteff, 23 ans, fondateur de GiftedMom (Cameroun)

Pour anéantir la mortalité maternelle au Cameroun, ce jeune camerounais met au point GiftedMom, une plate-forme de santé mobile qui utilise la technologie à faible coût pour aider les mères et les femmes enceintes d’accéder aux conseils médicaux dansles communautés rurales. Cette invention a ouvert de nombreuses portes à Alain qui en l’espace de 8 mois à reçu de nombreuses récompenses et du financement pour son entreprise. Téléchargée plus de 500 fois, et au service de près de 1300 femmes, cette application mobile a conduit à une augmentation de 20% du taux de consultations prénatales pour les femmes enceintes dans 15 communautés rurales, tout en rabaissant le taux de mortalité infantile et des femmes en ceinte a plus de 50%. GiftedMom est un espoir de survie pour l’Afrique.

Takunda Chingonzoh, 22ans, Co-fondateur de Neolab Technology  (Zimbabwe)

Depuis son plus jeune Age, Chingonzoh avait une passion pour la technologie et une conviction que celle-ci pouvait révolutionner les communautés.A 19 ans, il crée Neolab Technology, une sorte de Hub qui, en étroite collaboration avec l’Université nationale des sciences et de la technologie à Bulawayo, enseigne les étudiants, à transformer des concepts en start-ups ou entreprises durables. L’objectif est d’aider les entrepreneurs qui ont des idées pour résoudre les problèmes dans leur communauté à emmener leur idée à la vie, avec un minimum de ressources. Chingonzoh et son groupe ont ainsi assisté à la création de22 solutions au Zimbabwe. La plupart de ces 22 entreprises, dont les produits ou services sont prouvés effectifs, ont déjà trouvé des investisseurs. Chingonzoh était le plus jeune chercheur de YALI Washington en 2014.

Clinton Mutambo, 25 ans, fondateur d’esaja.com (Zimbabwe)

Mutambo se décrit comme un entrepreneur, expert en marketing et blogueur. Il est aussi le cerveau derrière le site web, esaja.com, récemment lancé. Il s’agit d’un réseau d’affaires qui se consacre au commerce intra-africain. A l’époque ou voient de plus en plus le jour des commerces en ligne en Afrique, celui-ci fait la différence de par le nombre de visiteurs, le nombre de transactions journalières et le nombre partenaires. Clinton profite de son expérience du net marketing et de son passé de blogueur pour se mettre à l’écart.

Raindolf Owusu, 24 ans, fondateur d’Oasis Websoft (Ghana)

Owusu est un ingénieur de logiciel basé à Accra, au Ghana, et a été surnommé le Mark Zuckerberg d’Accra par FORBES AFRIQUE en Novembre 2012. Il dirige Oasis Websoft, qui a développé le navigateur Web Anansi – salué comme premier navigateur web de l’Afrique. «Je crois que le logiciel peut résoudre de nombreux problèmes en Afrique. Nos problèmes sur le continent sont différents et les logiciels existants de l’étranger ne sont pas construits pour répondre à la création africaine », dit-il. Ses projets les plus récents comprennent Anansipedia, une plate-forme d’éducation qui permet aux étudiants les moins privilégiés de partager des ressources éducatives; et Bisa, une application mobile qui fournit des informations au public et leur donne accès à des médecins. Certains de ses autres projets notables incluent Dr diabète, une application web qui éduque les Africains sur le diabète. « Nous espérons que dans quelques années, nous pouvons étendre nos activités dans d’autres parties de l’Afrique et de construire un hub numérique où les Africains peuvent en apprendre davantage sur les technologies de rupture émergent comme 3D imprimantes, drones et comment ils peuvent être utilisés pour améliorer nos vies», dit Owusu.

Ludwick Marishane, 25 ans, fondateur de Headboy Industries (Afrique du sud)

Marishane était au lycée quand il est venu avec DryBath, un gel qui fait tout le travail d’un bain sans eau. En un an, il a lancé Drybath avec sa compagnie préfet en Industries. Il avait déjà tenté sa chance à des affaires avec sa propre marque de biodiesel, cigarettes saines et un magazine de sécurité. Marishane a été élu meilleur entrepreneur étudiant dans le monde par l’Organisation des Entrepreneurs. Google l’a nommé comme l’un des jeunes cerveaux les plus intelligents de l’univers.

 Joel Mwale, 22 ans, fondateur de SkyDrop Enterprises (Kenya)

SkyDrop Enterprises est une société de filtration de l’eau de pluie et l’embouteillage qui produit de l’eau potable purifiée à faible coût, le lait et autres produits laitiers au Kenya fondee par Mwale alors âgé de 16 ans. Mwale fut inspiré par deux événements de son enfance : À 14 ans, il a souffert de dysenterie a force de boire l’eau sale ; ensuite la visite de son école a une usine d’embouteillage Coca-Cola où il a vu comment l’entreprise embouteillait ses produits.Au debut, il faisait juste bouillir de l’eau, emballait dans des sacs en polyéthylène et la vendait aux conducteurs de camions à Kitale, son village natal. Avec la patience, la discipline et l’organisation, il est passé à l’étape d’embouteilleur. En 2012, Mwale a vendu 60% des actions de Skydrop à une firme israélienne pour $500.000.

L’année dernière, Mwale a fondé Gigavia, un site de réseautage social éducatif.

Ellen Chilemba, 21 ans, fondatrice de Tiwale (Malawi)

C’est à l’Age de 17 ans qu’Ellen commence son aventure. Elle est dans une communauté dans laquelle les femmes sont marginalisées.Elle monte Tiwale, une organisation à but non lucrative qui a pour but de former les femmes à l’entreprenariat suivi de prêts de microfinance qu’elle aide à obtenir et/ ou leur trouver de l’emploi en rapport à leurs compétences. Au début, c’était juste former les femmes à faire des impressions sur les tissus traditionnels malawites, un procède qu’elle avait appris de sa mère et sa grand-mère. Les produits étaient alors vendus et le revenu utilisé comme capital de micro financement. Une partie des recettes est utilisée pour financer d’autres programmes offerts par l’organisation. Entre autres : un programme de subvention scolaire qui couvre les frais, les coûts de transport, les fournitures scolaires et de petites allocations.

Kennedy Kitheka, 25 ans, fondateur de Funda (Kenya)

Après une absence de 10 ans du village, Kitheka, alors âgé de 21 ans, avait le cœur brisé de voir le manque de progrès dans la communauté. En 2008, Kitheka et ses amis établissent une plate-forme de formation en ligne, Funda, offrant aux étudiants un moyen moins cher pour obtenir des supports pour leurs cours. Funda a été créé pour fournir des ressources aux jeunes Africains qui ont le potentiel pour devenir les prochains présidents, directeurs généraux et les entrepreneurs.

Doug Hoernle, 25 ans, fondateur de Rethink Education (Afrique du Sud)

Ce jeune entrepreneur a gagné ses premiers sous en vendant des bracelets en couleurs de l’école à ses amis dans la cour, à l’âge de 12 ans. A l’université, avec sa bourse, il achetait des produits en gros qu’il revendait en détail à ses amis du campus. Apres la fac, il réalise que les parents payent très cher pour l’éducation de leurs enfants qui malheureusement restent incapables de faire de petits exercices de maths. Il pense rendre la technologie actuelle utile dans le système scolaire. C’est ainsi qu’est créé Rethink Education, plates-formes de Rethink qui donnent accès aux apprenants aux mathématiques et du contenu de la science dans une interface du style chat  via les téléphones mobiles et le Web. À ce jour, Rethink Education a distribué les mathématiques et le contenu de la science à plus de 500.000 Sud-Africains et se lance au Nigeria, au Ghana et au Zimbabwe.

Best Ayiorworth, 23 ans,  fondatrice de Gipmo (Ouganda)

Souvent, en Ouganda, lorsque les familles ont du mal à mettre leurs enfants à l’école, la jeune fille est forcée de rester à la maison pendant que le garçon termine ses études. Ayiorworth ne pouvait pas continuer ses études après la mort de son père. Elle a commencé une entreprise de microcrédit afin que les autres filles soient capables continuer l’école. Girl Power Microlending Organisation (Gipomo) est une entreprise liée aux prêts où les mères prennent des prêts pour lancer leur propre petite entreprise et en retour ils doivent assurer que leurs filles aillent à l’école. Ce projet  a fait gagner à Ayiorworth le Prix Anzisha en 2013.

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