Transformer une passion en entreprise fructueuse – 5 success stories africaines

Et si vous utilisiez votre passion pour construire une entreprise lucrative? Imaginez le bonheur de, chaque jour, faire une chose que vous aimez et, en retour, gagner votre vie et améliorer celle des autres autour de vous. Oui, bonheur! Les gens qui vivent de leur passion sont généralement accomplis, heureux et en bonne santé, et ont tendance à vite prospérer. Il est possible de mener ce genre de vie, à condition de trouver une idée d’affaires dans ce qu’on adore faire. Ainsi, l’on pourrait transformer une passion en entreprise fructueuse.
Beaucoup d’entrepreneurs ont été capables de le faire, et parmi eux, cinq femmes africaines qui nous racontent leurs prouesses. Elles émettent aussi quelques conseils aux futurs entrepreneurs africains.

Kate Kibarah transforme son intérêt pour une vie saine en business prospère

Kate Kibarah est la fondatrice et PDG de kate’s Organic, une compagnie kenyane spécialisée dans la production d’aliments naturels ou organiques. L’entreprise qui a été créée en 2010 est aujourd’hui classée parmi les principales sources d’aliments naturels en Afrique de l’Est. Elle s’est également récemment lancée dans l’exportation de ses produits vers Europe.

Origine de l’idée

« Je suis née obèse et j’étais la risée de mes camardes à l’école primaire et secondaire. Au lycée, j’ai commencé à prendre conscience. J’ai alors fait des recherches sur les remèdes à mon problème; consommé beaucoup de livres à ce sujet. À l’université, j’ai commencé à mettre en pratique les recherches et lectures. C’était devenu une passion… Et puis, j’ai commencé à perdre du poids… À ces résultats, les gens me demandaient mes secrets et des astuces pour perdre le poids. Certains étaient prêts à me payer pour leur donner des cours. Et je m’y suis jetée. C’est ainsi qu’en 2009, j’ai commencé comme une coach sur comment mener une vie saine. Je donnais des conseils, j’organisais des conférences et donnais des leçons aux particuliers, groupes d’individus et aux compagnies. Cependant, la plupart de mes clients n’avaient pas accès aux aliments que je recommandais. C’est de cet incident qu’est venue l’idée de commencer la production des aliments organiques. J’ai organisé une équipe pour étudier ce projet et ensuite créé Kate’s Organic. Nous avons organisé des groupes de femmes, pour la plupart veuves au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie à qui nous fournissons tous les moyens et supports nécessaires. Elles cultivent le thé vert, ainsi que d’autres herbes de thé, les thés désintoxiquants, les épices, l’Aloe Vera, et le moringa et les produits de récoltes sont traités à Nairobi d’où nous les distribuons vers les supermarchés de la sous-région et l’Europe… C’est ainsi que j’ai pu transformer une passion en entreprise fructueuse ».

Conseils aux futurs entrepreneurs

« Croyez en vous et en vos rêves! Faites en une responsabilité de réaliser vos rêves! Vous verrez que vous y arriverez. N’ayez pas peur de prendre des risques! Le plus grand échec est de ne pas essayer. Quand vous découvrez votre passion, soyez le meilleur dans le domaine! Une attitude et des pensées positives vous permettrons de faire de grandes choses ».

Zainab Ashadu a réussi à transformer une passion en entreprise fructueuse dans l’industrie de la mode.

Zainab Ashadu est la fondatrice de Zashadu Bags, une compagnie nigériane spécialisée dans la fabrication des sacs. La compagnie a été créée en 2010 au Nigeria. Mais elle a depuis lors connu une croissance rapide. Les sacs Zashadu sont de nos jours exportés en Europe où ils sont vendus en France et en Angleterre.

Idée d’entreprise

« J’ai craqué pour un sac à mains que portait ma mère alors que j’étais encore enfant. Depuis, mon amour et appétit pour les petits sacs n’ont fait que croître. Quand j’ai commencé à bosser, je dépensais tout mon argent dans les boutiques à sacs. Très top, j’avais une collection de 200 sacs. Mais je sentais toujours qu’il me manquait quelque chose. J’ai donc décidé de me fabriquer moi-même ce qui me manquait. J’ai commencé par dessiner des modèles à Londres avant de rentrer à Lagos pour commencer Zashadu Bags. Directrice de création, je bosse avec des artisans qui coudent, à la main, les sacs. Ce sont des sacs de luxe faits de cuire et tissus exotiques assortis de pierres semi-précieuses (tous d’origine locale) et vendus à partir de $520 l’unité. Les sacs sont disponibles dans beaucoup d’espaces commerciaux au Nigeria, chez Wolf & Badger à Londres et à Paris. Mais aussi sur notre site web. Je ne me sens pas encore comblé de sacs. Mon appétit est intarissable. Alors nous continuerons à produire ces sacs, de meilleurs à venir (ndlr) ».

Conseils aux futurs entrepreneurs

« Vous n’êtes pas obligé de suivre le modèle occidental, par exemple la mode occidentale. Il faut s’auto-former et actualiser les connaissances acquises au fur et à mesure. La plus grande leçon que j’ai apprise est de rêver grand, mais de commencer modeste. Ayez confiance en votre instinct et permettez-le de vous guider; savoir ce que vous êtes et ce dont vous êtes capable de faire est ce qui vous conduira à transformer une passion en entreprise fructueuse.

Pour ceux qui veulent se lancer dans l’industrie de la mode, il n’y a pas a s’en faire. Le marché est très grand et il y a de la place pour tout le monde. Il y a un grand marché pour les sacs de luxe, les sacs moins cher, les sacs artisanaux, etc. »

Kiki Kamanu quitte un boulot à l’université de Harvard pour poursuivre sa passion pour la mode

Et ça marche plutôt bien. L’entreprise qu’elle a créée et qui porte son nom est partie pour être comptée parmi les plus grands créateurs de vêtements fashion sur le continent. Ayant plusieurs fois fait l’objet de documentaires sur de grands magazines comme Arise et des télévisons comme CNN, KikiKamanu est désormais basée à Lagos après ses début aux USA.

Idée d’entreprise

« L’idée d’une entreprise en soi était secondaire. c’est la poursuite de mon intérêt et ma passion qui ont été à l’origine de KIKIKAMANU. Je considère l’entrepreneuriat comme un véhicule pour la réalisation de la vision, des rêves et la passion. Encore enfant, j’adorais habiller ma sœur jumelle et moi-même. Je me souviens encore avoir paru comme la reine du bal  lors de la danse de passage en  sixième année. Je me souviens encore de la robe bleu ciel avec l’ourlet asymétrique que je portais. En grandissant, je remarquais que les femmes semblaient être bien habilitées avec un simple changement de costume, émergeant avec un sentiment de confiance. Je sentais que je voulais faire partie de ce processus de transformation. Permettre aux femmes d’exprimer leur individualité comme une manifestation de la liberté est aussi une forme d’autonomisation. J’ai constaté que pour certains, cela est le véritable essor que la femme a besoin pour rediriger les chapitres de sa vie ».

Conseils aux futurs entrepreneurs

Mon seul conseil aux jeunes africains est de croire en eux, ecouter ce que leur dit leur coeur. Ensuite, il faut être à mésure de mettre en place un modèle d’affaires orienté vers l’ajout d’une valeur. Il est aussi important d’apprendre différents aspects qui permettent de dévélopper une entreprise: le management et le marketing par exemple.

Maria Sovich transforme sa passion pour la cuisine en business

Maria Sovich est la fondatrice de Kenyan Classic Preserves, une compagnie spécialisée en aliments de conserves. Commencée modestement, elle produit, de nos jours, plus de 55 produits commercialisés au Kenya et dans les pays voisins.

Idée d’entreprise

« Tout ce que je fais aujourd’hui est la manifestation de mon intérêt pour la cuisine. Quand j’étais enfant, j’étais toujours entre les jambes de ma mère dans la cuisine. J’adorais la voir cuisiner, mélanger des ingrédients… C’est avec plaisir que je me passais pour l’aide cuisinière (ndlr). Je m’amusais à cuisiner des jams et certaines sauces derrière le dos de maman. Et quand j’ai voyagé en France, je me suis perfectionnée. C’est la que j’ai compris que mon destin était lié à la cuisine. C’est ainsi que quand je rentre au Kenya, je propose des confitures, des jams et des sauces au cours des craft fairs. Ça marchait bien. J’ai compris que je pouvais y tirer un revenu et commencé à étudier le projet. Petit à petit pendant l’étude du projet, je réalisais que j’étais entrain de créer une grande entreprise. En pratique, je continuais à préparer et vendre des confitures et jams. Petit à petit, j’ai introduit de nouveaux produits tels que la mustard, les pickles, la pâte d’arachides, le chutney, les tomates séchés, etc. Aujourd’hui, cela fait plus de 55 produits.
Le besoin en fruits devenait plus grand chaque jour. J’ai donc décidé de cultiver mes propres fruits: fraises, goyaves, raspberries, tomates. J’ai aussi contracté une douzaine de cultivateur à qui je fournis des semences et de qui j’achète les fruits que je ne cultive pas. Ainsi fut-il possible de transformer une passion en entreprise fructueuse ».

Conseils aux futurs entrepreneurs

« Il arrivera un moment dans la vie quand vous découvrirez une activité qui vous va très bien; quelque chose de passionnant. Il ne restera qu’à travailler dur et être patient. Ça marchera parce que c’est quelque chose que vous adorez. Il n’y a rien de pire que faire quelque chose qu’on n’aime pas…. Tout le monde peut faire des prouesses, peu importe l’âge! Il suffit d’y mettre la tête… Enfin, je conseille aux entrepreneurs de savoir profiter des conditions les environnant. Facebook par exemple! Il n’y a rien de plus merveilleux que Facebook pour promouvoir les produits. Nous y mettons des photos et des recettes et les gens font des commandes. C’est merveilleux ».

Elizabeth Ojelua ou la passion de bricoler

Surelift Tranx est une entreprise qui produit des chaussures de qualité au Nigeria. Elle a été créée par Elizabeth Ojelua en 2011 et approuvée par bon nombre de nigérians pour la qualité des produits qu’elle vend. Ses sacs et chaussures sont présents dans la majorité des super et mini marchés du Nigeria, mais aussi en ligne à travers son site web et via les réseaux sociaux. Elizabeth a ajouté à cette usine une initiative de former les gens à la fabrication des chaussures et la manipulation du cuir. C’est l’initiative Surelift Academy.

Idée d’entreprise

« Mon inspiration vient de ma créativité et du fait que j’adore toujours faire quelque chose de mes mains. J’ai toujours été douée à faire beaucoup de petites choses avec mes mains; des bricoles. Après mes études, pour m’occuper avant de trouver un emploi, j’ai commencé à faire des beads. Mais impossible de les vendre car tout le monde le faisait. J’ai donc usé de mon imagination et pensé que je pouvais placer mes beads sur les sandales et les liquider de la sorte. Le concept marcha, mais beaucoup de mes clients voulaient une meilleure apparence et je me suis arrangée à améliorer mes produits en imaginant des modèles et en les touchant et les retouchant. C’est ainsi que ma passion à toucher à tout m’a emmené à toucher et retoucher les chaussures. Je continue toujours à chercher à apporter des retouches aux chaussures. C’est ainsi que je suis devenue fabricante de ma propre ligne de chaussures et sacoches. »

Conseils aux futurs entrepreneurs

« Mettez Dieu en premier! Poursuivez votre passion! Et, faites de votre mieux de manière constante. Le ciel est le point de départ et ensemble nous allons changer ce monde. »

Mot de la fin

Ces dames n’ambitionnaient pas l’entrepreneuriat. Elles n’ont pas fouillé ciel et terre pour trouver une idée d’affaires. Elles ont simplement identifié des opportunités dans ce qu’elles adorent faire. Elles les ont saisies et créé des entreprises lucratives.

Et vous alors, pouvez-vous identifier votre passion? Peut-elle devenir votre source de bénédiction? Pourrez-vous, comme ces dames, transformer une passion en entreprise fructueuse? Je lisais cet article de Entreprendre.fr qui pourrait vous intersser aussi.

Cependant, la passion n’est pas l’unique sources d’idées d’affaires. Vous pourrez découvrir des idées formidables en cliquant le lien suivant: comment trouver de bonnes idées d’affaires en Afrique, ou bien consulter notre banque à idées.

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