Ces ados qui résolvent des problèmes complexes en Afrique

Incroyable de voir comment on peut trouver des solutions simples à des problèmes apparemment complexes sur le continent. Il était déjà étonnant de voir des jeunes résoudre des problèmes cruciaux sans moyens… Il est encore plus étonnant de voir des solutions conçues par des enfants. Cet article évoque le succès de trois de ces ados qui résolvent des problèmes complexes en Afrique, avec des solutions vraiment simples.

Ces ados qui résolvent des problèmes complexes en Afrique

Richard Turere

Richard Turere est un jeune garçon Maasai qui s’occupait du bétail de son père et qui expérimentait au quotidien des attaques de lion sur le troupeau. Dès son très jeune âge, le jeune garçon commença à réfléchir aux solutions à ce problème.

A 9 ans, il essaya les lampes à pétrole et des épouvantails. Sans succès! Il remarqua par contre que les lions n’attaquaient pas le bétail en présence des gens la nuit. Il théorisa donc que les lions se faisaient dissuader par les lumières mouvantes. Ainsi, en utilisant des matériaux disponibles localement, il conçût une solution pour protéger le bétail des lions. Il équipa une série d’ampoules LED clignotantes sur des poteaux autour de l’enceinte de l’élevage, et tournées vers l’extérieur. Pour les lions, ces lampes clignotantes ressemblent à la lumière des torches qu’utilisent les gardiens de troupeaux la nuit. Aussi ne s’en approchent-ils pas.

Les attaques de lion cessèrent et très vite, les voisins commencèrent à lui demander de leur installer les systèmes similaires autour de leurs fermes. Le bétail a également été plus calme parce que les lumières signifiaient que le territoire autour était sûr.
Sur la base de cette invention, désignée comme «Lion Lights» Turere, 13 ans à l’époque, gagna une bourse d’études pour Brookhouse School et une invitation à la conférence TEDex 2013, où il reçût une ovation debout pour son discours.

Kelvin Doe

Kelvin Doe est certainement l’un de ces ados qui résolvent des problèmes complexes en Afrique, parmi les plus célèbres. Kelvin est un jeune inventeur sierra-léonais issu d’une famille modeste, connu pour avoir construit des batteries et des générateurs électriques à partir d’objets trouvés dans les poubelles de son village. Le genie du jeune garçon fait surface à l’âge de 13 ans avec son désir de produire de l’électricité pour son foyer. En démontant de vieilles batteries, il observe leur fonctionnement, et décide d’en élaborer une à partir d’éléments de récupération.

Il combine de l’acide, du soda et du métal en les combinant dans une tasse, scotche l’ensemble des composants pour réaliser sa première batterie. L’expérience réussit, il passe à l’étape suivante:  créer un générateur. Ce qu’il réussit à produire en manipulant un stabilisateur de tension récupéré dans une poubelle et en le transformant en source d’électricité pour sa famille.

Son deuxième projet est de créer une radio dans sa communauté, pour débattre des problèmes affectant son village, mais aussi la Sierra Leone dans son ensemble. Pour ce faire, il récupère un baladeur CD, une antenne et une table de mixage abandonnés, qu’il bricole et répare. Le jeune garçon réussit à créer une station de radio FM sur laquelle il fait passer de la musique et donne la parole aux jeunes de sa communauté. La station est captée sur toute l’étendue de son village.

Pour cela, Kelvin Doe est devenu le plus jeune invité de la prestigieuse université américaine MIT; a gagné une renommée mondiale  a été salué sur la scène mondiale par quelques-uns des noms les plus célèbres et des institutions puissantes dans le monde; et pris la parole lors de grands événements de la planète, comme la conférence Google à Tel Aviv en Israël, l’USAID à Washington D.C, le Young Maker Fair au New York Hall of Science, le TEDx Teen, etc.

Diana Kerubo Mong’are

A 15 ans, Diana remarquait que les tas d’ordures dans sa communauté grandissaient chaque jour. Diana voulût faire la différence et prît l’initiative. Diana considéra que la simple élimination des ordures n’était pas une solution permanente. Au lieu de cela, elle créa un système durable et intelligent pour libérer sa communauté de déchets et ainsi, préserver l’environnement.

Après avoir organisé ses voisins et établi un consensus autour de sa solution, Diana a réussît une collecte de 10.000 Shillings kenyans pour acheter le premier lot de sachets en plastique noir et claires. Elle convainquit les ménages dans sa communauté à utiliser les sachets et séparer leurs ordures recyclables  des biodégradables.

Diana embaucha ensuite un employé chargé de recueillir les matières recyclables communautaires et négocia leur vente à une entreprise de recyclage local. Les produits de recyclage aidèrent à financer la collecte régulière des déchets dans la communauté. Depuis Février 2012, elle a recruté 50 ménages dans le programme Planet Green.

Elle ne s’arrête pas là. Diana mis en place un système financièrement viable pour recueillir des copeaux de bois de l’usine de meubles local et les légumes pourris du marché pour les fournir aux éleveurs de volaille et de légumes locaux. Elle créa ensuite un mouvement d’éducation des enfants sur l’importance et les méthodes de conservation de l’environnement et de la communauté.

Boursière de Anzisha Prize en 2012, Diana étudie actuellement à la Wharton Business School aux Etats Unis, fut invité comme orateur au TEDx Talk sur l’importance d’une planète verte et a obtenu plusieurs stages de consultation. Son entreprise reste active. Elle est aujourd’hui considérée comme un défenseur de premier plan pour la conservation de l’environnement et le développement durable en Afrique.

Que dire de plus… Il est vraiment étonnant de voir comment on peut trouver des solutions simples  aux problèmes très complexes du continent… Il existe de nombreux inventeurs à l’instar de ces ados qui résolvent des problèmes complexes en Afrique. Nombreux demeurent inconnus. Nous voulons les connaître et participer à leur médiatisation.

Si vous en connaissez, dans votre communauté, certains de ces ados qui résolvent des problèmes complexes en Afrique, vous pouvez partager leur histoire en me contactant.

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